Zen

Zen Carpe Diem
J'ai dans le corps un serpent à deux têtes.
Ses crocs sont ancrés sous les pieds et le reste divague.
De sa queue il frappe, ondule, se balade.
Il se dresse, siffle, s'enroule dans la tête.
Là est son nid.
Lorsque la faiblesse du sommeil appelle la mélancolie, le serpent errant partout est un incurable ennemi.
Mais au matin étoilé, le chant des oiseaux fait oublier les maux.
Le serpent tortueux peut bien faire des balades.
Devant la colère il se tait, devant la joie de vivre il meurt.
"Le serpent s'esquiva.
Mais le regard qu'il me lança
resta dans l'herbe"
(Kyoshi)
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