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Les Contemplations - Demain dès l'aube
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées.
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit.
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe,
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.Victor Hugo
- https://drive.google.com/file/d/1sNnqHcDVKlee42Ql7oqIMwI_ClSFdACt/view?usp=drivesdk

- Les Contemplations - Mes deux filles
- Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,
L'une pareille au cygne et l'autre à la colombe, - Belles et toutes deux joyeuses, o douceur,
Voyez la grande sœur et la petite sœur, - Sont assises au seuil du jardin, et sur elles
- Un bouquet d'oeillets blancs aux longues tiges frêles.
- Dans une urne de marbre agité par le vent,
Se penche et les regarde, immobile et vivant,
Et frissonne dans l'ombre et semble au bord du vase,
Un vol de papillons, arrêté dans l'extase.
- Victor Hugo
- https://drive.google.com/file/d/1zJLUIzA5myEWJFAEnMN2nDt0m1PbLWWU/view?usp=drivesdk
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Les Contemplations
Le poète s'en va dans les champsLe poète s'en va dans les champs, il admire
Il adore, il écoute en lui-même une lyre
Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
Celles qui des paons même éclipseraient les queues,
Les petites fleurs d'or, les petites fleurs bleues,
Prennent, pour l'accueillir agitant leurs bouquets
De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
Et familièrement, comme cela sied aux belles
- Tiens ! c'est notre amoureux qui passe ! disent-elles.Et pleins de jour et d'ombre et de confuses voix,
Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
...
Lui font de grands saluts et courbent jusqu'à terre
Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
Contemplent de son front la sereine lueur,
Et murmurent tout bas : C'est lui ! c'est le rêveur !Victor Hugo
https://drive.google.com/file/d/129sdnnc_IU0GwMt-NAFDapoXXFHiQreA/view?usp=drivesdk

Commentaires
1 surlalune Le 18/09/2026
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